Google health & Microsoft HealthVault

8. juillet 2008

Microsoft® HealthVault™ is a free Web-based platform that enables patients to collect, store, and share health information with hospitals and physicians - using enhanced security and privacy measures - in ways that can help healthcare providers increase efficiency, reduce errors, and improve care”.  Google Health puts you in charge of your health information. It's safe, secure, and free”.   Telles sont les définitions des plateformes santé concurrentes de Microsoft et de Google. La plateforme de Microsoft, a la même vocation que celle de Google, : permettre au patient d’enregistrer et de conserver l’ensemble de ses données santé, en un lieu unique sécurisé, dont le patient possède seul les clés d’accés et de diffusion. Mais au-delà des mérites ou inconvénients de ces deux plate-formes, il faut noter la démarche diamétralement opposée des éditeurs américains avec celle qui a prévalu pour notre ancien comme notre nouveau DMP, retoqué par le Comité d’Etique. Les Américains partent du patient, pour lui permettre, pas à pas,  de constituer son dossier personnel. Le DMP à la française, lui est piloté par l’état : « L'État est le porteur du projet et le garant de la sécurité. Le GIP-DMP [Groupement d'intérêt public chargé du projet DMP, NDLR], opérateur de l'État, est le maître d'ouvrage... » déclare Roselyne Bachelot dans son interview sur Quotimed.com. (Notons au passage que notre ministre se mélange les crayons entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Si l’état est bien le maître d’ouvrage, le GIP-DMP est le maître d’œuvre. A moins qu’il n’y ait deux capitaines sur le même navire… ce qui est aussi tout à fait possible). Le dossier personnel du patient US se constitue au fil de sa vie sous son contrôle et à sa seule initiative. Le patient US octroie les autorisations d’accès aux parties de son dossier, s’il le veut. Le  dossier personnel du patient français, sera rempli par le professionnel de santé. Et pour cela, le CNOM souhaite l’élaboration d’un « dossier socle »  (Livre blanc du CNOM sur l’informatisation de la santé) en faisant coopérer les organismes compétents, auquel il apportera son concours. Bien sûr, les systèmes de santé français et US n’ont rien de comparables. Mais dans la démarche de création d’un Dossier Médical Personnalisé, vaut-il mieux partir des besoins du patient et lui permettre de diffuser ses informations santé personnelles vers les professionnels de son choix ou plutôt lui imposer, même avec les meilleures intentions, par la contrainte un système qui revient à « ficher » l’ensemble de la population française, à terme ?

Général , , ,